August 14, 2022

L’université de Maastricht avait déboursé 200 000 euros de rançon. Grâce au bond de la valeur de la cryptomonnaie, elle va en récupérer… 500 000. Victime d’une cyberattaque au rançongiciel en 2019, cette université néerlandaise va récupérer deux fois et demie la somme qui lui avait été alors extorquée en bitcoins, a rapporté le quotidien De Volkskrant.

Les systèmes informatiques de l’université de Maastricht, dans le sud du pays, avaient été verrouillés en 2019 par un rançongiciel (ransomware), un type de logiciel malveillant que les pirates informatiques débloquent contre le paiement d’une certaine somme.

Le compte d’un blanchisseur d’argent retrouvé

« Les criminels avaient crypté des centaines de serveurs Windows et de systèmes de sauvegarde, empêchant 25 000 étudiants et employés d’accéder aux données scientifiques, à la bibliothèque et au courrier », indique le quotidien De Volkskrant.

Ils ont exigé 200 000 euros en bitcoins et au bout d’une semaine, l’université a décidé d’accéder à leur demande, des données personnelles risquant d’être perdues, tandis que les étudiants ne pouvaient pas passer d’examens ni travailler sur leurs thèses, poursuit le journal.

Cependant, la police néerlandaise est remontée jusqu’à une partie de la rançon, versée sur un compte appartenant à un blanchisseur d’argent en Ukraine. En 2020, la justice a saisi le compte de cet homme, qui contenait des cryptomonnaies différentes, dont une partie de la somme versée par Maastricht.

« Un fonds destiné à aider les étudiants en difficulté financière »

« Lorsque, maintenant, après plus de deux ans, il a enfin été possible d’acheminer cet argent aux Pays-Bas, sa valeur était passée de 40 000 euros à un demi-million d’euros », indique le journal. L’université de Maastricht va récupérer les 500 000 euros (521 000 dollars).

« Cet argent ne sera pas versé dans un fonds général, mais dans un fonds destiné à aider les étudiants en difficulté financière », a déclaré Michiel Borgers, directeur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) de l’université de Maastricht. L’enquête sur l’attaque informatique de l’université est toujours en cours, a ajouté De Volkskrant.

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