June 22, 2022

Après deux mois sans que ce mot n’ait été neither pronounced in public by a Renault manager, nor couché sur papier dans une communication officielle, le voilà lâché par Jean-Dominique Senard, lors de l’assemblée générale du constructeur automobile, dès Sa première minute au desk, passées les formalités d’usage. Mercredi 25 mai, les actionnaires, les commissaires aux comptes, les huissiers, les journalists, tout le Palais des Congrès de Paris even if the branches du streaming, ont pu understand le president du council d’administration, devant les cameras, pronounce the mot « war ». D’ordinaire, even if this is the case, the AG is not because the employers know to share the elements of the current context, these meetings are normally dedicated to the bilan of the school year, more Les évènements franchement inédits valent bien des écarts avec le protocole.

« Chacun a en tête la douloureuse guerre en Ukraine Declenchée en février dernier qui a été une épreuve de plus s’ajoutant à all les foyers de crises de l’année 2021 »ainsi declared Jean-Dominique Senard, lors de cette réunion publique, au cours de laquelle tout est enregistré, data stocké, procès-verbalisé. The sale of activities in Russia, annoncée quelques jours plus tôt, le 16 mai, a libéré la parole. Jusqu’alors, chez Renault, il n’avait été question que de « conflict », plus neutral, because I forcibly armed myself, who pourrait très bien, comme «invasion», nor concern qu’un bout de territoire, sans l’idee d’aggression totale. La semantique est devenue enjeu politique, a marqueur de camp. If « operation spéciale », used for Vladimir Putin, est très connotée, “guerre” l’est aussi dès lors que le président russe l’a bannie du vocabulaire. Celui who confronted the loi against the “fausses informations”, who used ce mot interdit, risque quinze ans de prison.

« Le temps de trouver un porte de sortie »

La Croix-Rouge, dont neutralité est un principe fundamental, n’utilise que « conflict »ce qui lui vaut des protestations, des marques d’indignation sur Twitter. Mais rien à voir avec la levée de boucliers déclenchée, début mars, contre l’ONU, for an article du Irish Timesselon lequel le Department of Global Communications de l’organisation avait sent an email à ses employees, with object «Directives de communication sur la crise ukrainienne», pour leur demander de ne pas qualifier les évènements de « war »recommended plutôt d’utiliser les termes de « conflict » ou d’military offensive. Devant la polémique, Melissa Fleming, at the tête de la communication de l’ONU, abord réagi por un sort de démenti, un peu flou, indicating dans un tweet qu’aucune recommendation “official” When this is true, avant de préciser, après avoir été questioned about a quelconque directive «non officielle», which an email was effectively sent well «I sent it to a local bureau without authorization», touchant « around 25 people »et que celui-ci « I do not represent[ait] passed the official position of the organization. »

Chez Renault, on ne s’en cache pas, I will say “conflit” et non “guerre” était un choix délibéré, une nécessité, admit a responsible, « le temps des négociations, de trouver une porte de sortie » in Russia. The objectif number one was to assure a future with 45,000 salaries who worked in the Renault Russia usine, near Moscow, before the failure and the frappe. It seems that, with the name of the general director, Luca di Meo: a plant that has toured past, that has produced a good piece of furniture, and that the logistical chain has been casséed by the sanctions, and that it is wrong du cash. C’était la banqueroute assurée si no accord n’était trouvé rapidement. Les negotiations furent « intense » more conclusive puisque, selon le souhait de Renault de “ne pas insulter l’avenir”the builder to également su s’aménager une option de retour en Russie.

The war in Ukraine is entrée, debut June, dans son centième jour. She gave up, failed, depressed, infused, puis s’est routinisée. In the first days of the Russian aggression, the mot “war” broke out in the dark of the bible of financial information that is the Bloomberg agency, in addition to 1,000 articles, chaque heure de tous les jours, against trois fois moins aujourd’hui. N’empêche qu’il figure toujours au rang des mots les plus utilisés. Alors force, by contrast, a company, which is soit, which, systematically, after the debut of the military invasion of the great echelle of Ukraine, employs an autre terme that “war” detonne fortement.


Name of articles in lequel le mot « guerre » apparaît tous les jours sur les terminals de l'agence Bloomberg

Name of articles in lequel le mot « guerre » apparaît tous les jours sur les terminals de l'agence Bloomberg
Name of articles dans lequel le mot « guerre » apparaît tous les jours sur les terminals de l’agence Bloomberg | Photo credits: Bloomberg

The “conflict”, the “crise”, the “situation”

After February 24, the date of the debut of the offensive, the communications réglementaires d’entreprises ont, hasard du calendrier, deroulé à un train d’enfer. The first semester is particularly fast in grand-messes: now, at the end of February-debut March, the first wagons of the publications of comptes 2021, just before the first points of activity of the first quarter, they start after the period of general assemblies . 38 companies du Cac 40 ont published leur chiffre d’affaires et/ou leurs résultats à fin mars, et 37 ont tenu leur assemblage générale des actionnaires. Lors de ces réunions, auxquelles s’ajoutent également des «journées investisseurs» pour plusieurs d’entre elles, il a beaucoup été question d’inflation, de tensions sur les chaînes d’approvisionnement, des reconfinements en Chinaof the envolée des prix du oil et du «conflit» / de la «crise» / ​​de la «situation» in Ukraine, moins souvent de la «guerre», surtout une fois excludee du comptage la locution “war of talents” that deplorent des entreprises technologiques comme Thales et Capgemini.

A l’heure du tout digital, de la data science, il est facile, avec les bons outils, de passer à la moulinette le content d’une réunion: quelles ont été les thématiques les abordées, combien de fois tel ou tel mot to été I pronounced, you have! et si je tape «Ukraine», quel substantif devant? If Air Liquide, Airbus, Axa, Bouygues, Legrand, Michelin, Publicis, Safran, Saint-Gobain or Schneider Electric speak indifferently of “war” or “conflit”, passant d’un terme à l’autre comme on le fait avec les synonymes, d’autres ne s’en tiennent qu’au second. The « war » is absent from the communications of Alstom, Worldline and Société Générale. S’agissant de cette dernière, who with the deux autres n’a pas répondu à nos sollicitaciones, le term de « guerre » apparaît néanmoins dans les notes d’analyse de la division de banque d’investissement, sent aux clients du monde de the finance.

End of March, the Sino-British bank HSBC, present in Russia, avait created the controversy over supplanting the references to the “war” in the Ukraine des publications de recherche de ses analystes. « The HSBC committees who examine all the externally published searches and the communications with the clients have changed the name of the reports to add the language used on the subject, noting the replacement of the mot ‘guerre’ for ‘conflit’ », to reveal him Financial Timescitant deux personnes ayant connaissance directe de la question. «Ces changes de langage ont déclenché un débat interne et des plaintes de la part de certains membres du personnel. Ces changes contrastent avec les références explicites à la ‘guerre’ de la Russie dans les recherches de banques concurrentes comme UBS, Goldman Sachs et Deutsche Bank. »

Assurément, le haut-clergé de l’industrie et de la banque connaît are catéchisme semantique, he distinguishes the palette des nuances, sait qu’il already une gradation lexicografique. Chez BNP Paribas, Lords of the AG of May 17, President of the Council of Administration voulu « I will tell you about the situation in Ukraine, to the suite of events that began on February 24, and the military operations that we know. » Jean Lemierre to eu une pense toute particulière pour les 5,000 collaborators ukrainiens (the bank has a subsidiary in Ukraine, Ukrsibbank, dont le siège est à kyiv, avec des agences sur tout le territoire) qui « Ont fait un remarkable travail de banquier de terrain. Ils ont maintenu autant que possible les agences ouvertes pour faire leur travail. Et faire leur travail en période difficile, en période de guerre, appelons les choses comme elles sont, consists in providing a banking service for clients, in veillant notamment à ce que les salaires soient versés sur les comptes des clients et en veillant à ce que Les clients puissent withdraw des espèces, car en période de conflit c’est très important. »

“Acceptable rhetorical commitment”

« A company that does not send its mouiller complètement peut utiliser le terme conflitdisclosed Arnaud Mercier, professor in political communication at the Paris Panthéon-Assas university. She did not pronounce her mot guerre, more personne ne le reproach de faire croire que c’est une opération pacifique, puisqu’elle a utilisé le mot conflit. C’est une solution d’entre-deux que l’on peut qualifier de sage. You arrive to find the moyen of ne pas froisser l’Ukraine et ses alliés de la, et en même temps, si vous sometimes encore des intérêts liés à la Russie, vous n’vez pas pronounced the mot qu’il ne fallait pas pronounced . C’est un compromis rhetorique acceptable. C’est force le fruit d’une réflexion tactique. Il est évident que quand vous savez les acteurs politiques, étatiques se battent autour du fait de nommer ou pas les choses ainsi, vous ne pouvez pas ne pas le savoir et vous ne pouvez pas faire comme s’il n’y avait pas une réflexion à voir sur la position de l’entreprise dans ce conflit rhétorique. C’est judicieux de commencer par se dire: bon, ya une querelle sémantique, comment on se positionne là-dessus? »

Chez TotalEnergies, il n’y a pas eu de réflexion, « on apple a chat a chat »on dit « war ». Il n’y a que dans la filiale russe où ce mot, pour des raisons de sécurité, est absent du vocabulaire des quelque 200 employés. If the oil company is part of the French companies that are most present in Russia, please stay tuned, this is part of the Novatek action and the rest, thanks to the alliance with the number 2 of the Russian gas, from parts dans le gisement de gaz Yamal LNG, in Sibérie occidentale. The local partner of TotalEnergies is private, autant que puisse l’être une russe entreprise, directed by an oligarch, more suffisamment pour le géant français, à l’activité par ailleurs très politique, n’ait pas eu besoin de tenir sa langue Contrary to Renault who, pour pouvoir sortir de Russie de façon ordonnée, devait ne pas froisser le Kremlin. The constructor of the automobile has actually sold its Moscow plant even though it participates in public institutions, non-frappées de sanctions, et donc, indirectly, à ce même Etat qui a criminalisé le mot « guerre ».


Leave a Reply

Your email address will not be published.