August 8, 2022

Selon une enquête de Reuters, Binance a traité des transactions d’un montant de 2,35 milliards de dollars provenant de fraudes à l’investissement, de piratages et de ventes illégales de médicaments.

Binance veut avoir son mot à dire. Mardi, Reuters a publié une enquête affirmant que Binance a traité des transactions d’un montant de 2,35 milliards de dollars provenant de fraudes à l’investissement, de piratages et de ventes illégales de médicaments. Les faits auraient eu lieu entre 2017 et 2021, avant que Binance ne mette en place des mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent.

En réaction à la publication de cette enquête, Binance a publié une réponse sur son blog considérant que l’enquête de Reuters s’appuyait sur “des données faibles qui auraient pu être vérifiées”.

“Ni notre secteur ni Binance ne sont parfaits, mais nous avons connu une croissance fulgurante au cours des trois dernières années. La crypto est une innovation complètement nouvelle. Et tout comme de nombreux régulateurs et décideurs, nous sommes encore en train de réfléchir à ce que devrait être un cadre réglementaire approprié”, peut-on lire sur ce post.

Pour se défendre, Binance cite notamment le dernier rapport de la société spécialisée Chainalysis, selon laquelle 0,15 % des transactions effectuées avec des cryptomonnaies en 2021 étaient associées à des activités illicites. Selon le rapport, ce chiffre s’élevait à 0,62 % en 2020 et 3,37 % en 2019. “La crypto est incroyablement transparente, infiniment plus que l’économie monétaire traditionnelle, et cela est bien documenté. Alors dites-nous où se situe le vrai problème en matière de blanchiment d’argent?”, souligne Binance.

Reuters avait précisé dans son enquête que des échanges par email ont été réalisés entre Patrick Hillmann, le chef de la communication de Binance, et les journalistes de Reuters, avant de publier cette enquête.

Dans son post, Binance a publié ces échanges (ou une partie) qui ont eu lieu entre le 23 et le 30 mai. Sur de nombreux points, on voit que les deux entités n’ont pas réussi à s’entendre, et notamment sur les chiffres évoqués par Reuters. Par exemple, selon Reuters, Binance aurait été utilisée pour effectuer et recevoir des paiements en cryptomonnaies d’un montant de 780 millions de dollars en passant par un site de darknet, appelé Hydra.

Le responsable de la communication a considéré que ce chiffre était “inexact et exagéré”.

“En outre, vous confondez l’exposition “directe” et “indirecte” et vous incluez les données relatives aux dépôts, alors qu’une plateforme ne peut être tenue responsable de ce qu’elle fait qu’après qu’un dépôt potentiellement illicite ait été effectué. Par exemple, imaginez qu’un trafiquant de drogue s’approche de votre maison et glisse un sac de matériel illicite dans votre boîte aux lettres. Vous n’auriez évidemment pas pu l’empêcher de déposer le matériel illicite, mais il vous incombe de faire ce qu’il faut en contactant les forces de l’ordre et en leur fournissant les informations dont elles ont besoin pour attraper l’auteur du crime”, avait indiqué Patrick Hillmann dans l’échange d’emails.

Dans l’échange d’emails, Binance a déclaré qu’elle avait dépensé des “dizaines de millions de dollars” pour recruter une équipe de 120 spécialistes en cybersécurité.

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